• Chapitre 170:

    Quelques jours étaient passés et il était maintenant temps pour Ivy et sa famille de rejoindre leur nouvelle demeure. Il restait encore des affaires à déballer et le reste de la famille était venue aider. Après avoir sorti tous les cartons, Ivy alla en monter quelques-uns dans sa chambre. En arrivant celle-ci, elle se laissa tomber sur le sol en soupirant. Au final, elle s'était habituée à la chambre de Ruben et cette nouvelle ... Lui paraissait froide. Elle se releva avant de regarder ses bras. On pouvait y voir clairement des bleus, elle s'était disputé avec son père dans la matinée. Elle fouilla rapidement dans ses cartons afin d'y trouver un pull qu'elle enfila. Elle voulait cacher ces marques avant que Ruben et les autres arrivent.

     

    Ruben était venu comme tout le reste de sa famille aidé Ivy et sa famille à emménager.

    - Ca va où ça tata ?

    - Dans la chambre d'Ivy, la porte du fond près de la salle de bain.

    - Ok.

    Le jeune homme monta les escaliers avant d’arriver dans la chambre de sa cousine. Il la vit finir de mettre son pull.

    - Tu as froid ? demanda-t-il surpris, il faisait près de 32°C.

    - Un peu oui, mentir elle aisément

    - T'es aussi frileuse que ma mère, dit-il avec un rire. Je te pose ça où ? demanda-t-il en désignant le carton qu'il portait.

    - Pose le par terre, merci pour ton aide.

    - De rien c'est normal dit-il en posant le carton par terre. Il la regarda. Ça allait lui faire bizarre qu'elle ne soit plus à la maison tous les jours. Mine de rien, il avait commencé à apprécier la routine qui s'était installé.

    - Je ne vais pas trop te manquer ? dit la jeune femme avec un sourire, comme si elle avait deviné le fond de sa pensée

    - Bien plus que tu ne l'imagines... dit-il

    Ruben la regarda, un regard insondable. Il était déterminé à mettre le plus de distance possible entre sa cousine et lui... Mais en même temps s'en sentait incapable. Il la désirait tellement qu'il n'en dormait plus la nuit. De nombreuses fois il s'était introduit dans sa propre chambre rien que pour l'observer dormir et cela le terrifiait. Comment pouvait-elle exercé une telle fascination sur lui ?

    - Ah... Ok, dit-elle avec un peu de déception dans sa voix avant de se dire à elle-même, bon sang, reprend toi Ivy. Il ne faut pas l'oublier : montre aucuns sentiments... Encore plus si ça concerne ton cousin.

    Ruben redescendit et attrapa un autre carton qui allait dans la chambre de sa cousine suivit de Joachim qui en portait un second.

    - Tu es soudainement devenu bien proche avec Ivy.

    - Mhm.

    - Qu'est-ce que tu essaies de me cacher ?

    - Rien dit-il en accélérant le pas posant le carton sur le sol de la chambre de sa cousine avant d'attraper ses outils et de continuer à monter le lit.

    - Vous avez besoin d'aide ?  demanda Ivy en s'approchant d'eux

    - Nop ça va aller. Commence à ranger y a l’armoire et une étagère de monter, on fera ton bureau après, dit Ruben sans lui jeter un regard. Joachim les observa bizarrement. C'était quoi ce comportement qu'avait son frère à tout coup ?

    - Comme vous voulez, ça ne me dérange pas de le faire, un meuble Ikea c'est pas compliqué à monter

    Joachim eut un rire tandis que Ruben sourirait à demi,

    - Si tu voyais comment galère les parents en bas... Tu dirais pas ça !

    Ruben vissa habillement les pieds au montant avant de fixer la tête et pied de lit. Puis ils allèrent chercher le sommier qu'ils placèrent avant de mettre le matelas. Puis ils passèrent au bureau.

    Ivy se laissa tomber sur le lit.

    - Bon il a l'air plutôt solide... Tant mieux, dit-elle avec un petit sourire en coin.

    - Hey ! Je suis pas un bricoleur du dimanche, s'offusqua Ruben.

     - Ah oui, prouve-moi le contraire alors.

    - La moitié des meubles dans ma chambre je les ai fabriqués, dit-il sans décrocher un regard à Ivy, concentrer sur ce qu'il faisait.

    - Vraiment ? Demanda-t-elle étonnée.

    - Oui, mon frangin est un vrai sculpteur, dit Jo.

    - Je suis impressionnée, dit Ivy en gardant son petit sourire en coin, tu pourrais me fabriquer quelque chose ? demanda-t-elle.

    Ruben haussa les épaules. Il avait toujours été doué de ses mains, il avait tout appris avec son grand-père. Lui-même sorcier mais aussi un sculpteur de renom.

    - Oui sans problème. Tu as envie de quelque chose en particulier ? lui demanda-t-il.

    - Peut être une coiffeuse... J'ai toujours rêvé d'en avoir mais "c'est trop cher" " dit-elle en imitant son père.

    - Ok. Si tu veux un certain type de bois ou une couleur en particulier dis-moi. Je te ferais un dessin et tu me diras si cela te plait. Jo, garde le pied droit, tu le penche en arrière.

    - Désolé. Dit Joachim en remettant le pied droit pour que son jumeau puisse fixer. Une fois cela fait, il s’allongea sous le bureau, apportant des renforts par le dessous.

    - Je vais y réfléchir mais, je te fais totalement confiance.

    - D’accord. Il sentait son esprit en ébullition. Il avait des centaines d’idées qui fusaient mais pour le moment, il devait se concentrer sur le bureau de sa cousine qui était d’une simplicité enfantine à monter. Finalement, il plaça les tiroirs et fixa la porte avant de se relever, un soupire satisfait aux lèvres.

    Ivy se releva afin d'observer le résultat,

    - En tout cas, merci pour votre aide les gars ! Elle avait bien envie de déposer un baiser sur la joue de Ruben en guise de remerciement mais elle se dit que c'était une mauvaise idée car d'une part Joachim était dans la pièce et ensuite, elle ne savait pas si elle allait réussir à s'empêcher de l'embrasser, tout simplement.

    Ruben sourit à demi. Joachim les observait

    - Bon, y’a quoi entre vous là ? C’est wird. Vous m’expliquez où je vous tire les vers du nez ? dit-il avec un instant.

    - Il ne se passe rien... Pourquoi tu demandes ça ?

     - Vous êtes bizarre tous les deux, je sais pas si vous voulez vous entre-tuez ou vous sauter dessus.

    Ruben se raidit en regardant son jumeau, lui jetant un regard noir. Ne pouvait-il pas se mêler de son cul ?

    - C'est juste qu'on a appris à se connaître et on s'entend bien.

    - Mouais, vous aviez l’air de vous détester et depuis la soirée après la rentrée vous êtes copains comme cochons. C’est louche.

    - Mais putain, tu peux pas lâcher l’affaire oui ? dit Ruben excédé. Il avait l’impression de tous les jours subir un interrogatoire par son jumeau. C’était insupportable pour lui, il en avait plus que marre de toujours devoir faire attention à ce qu’il faisait ou disait.

    - Et alors ? Tu es jaloux ?

    - Oh non loin de là. Mais je vous rappelle qu’on est cousin.

    - On sait très bien qu’on est cousin, dit Ruben froidement. Il n’avait pas besoin de son jumeau pour s’en rappeler. Il le savait très bien, et il s’en voulait assez d’être totalement incapable de lui résister.

    - Tu t'imagines trop de truc Joachim...

    - Ah ouais ? Tes dernières nuits tu les as passés où Ruben ? Renchérit-il en fixant son jumeau.

    - Dans l’atelier, mentit Ruben.

    - Faux. Tu n’y étais pas.

    Ruben ne répondit rien. Il ne voulait pas avoir à se justifier. Il pouvait faire ce qu’il voulait de sa vie tout de même !

    - Qu'est-ce que ça peut te faire où il passe ses nuits ? demanda Ivy.

    Joachim fixa son frère, il savait qu’il avait été dans sa chambre. Mais pour y faire quoi ? Il ne savait pas. Eden et Ivy y dormaient. Que pouvait-il bien y faire et pourquoi tenait-il à ce que cela reste secret ? Ruben lui jeta un regard noir. Joachim soupira,

    - Rien, mais j’ai pas envie qu’il trempe encore dans des magouilles, finit-il par dire.

    - Comment ça encore ?

    Ruben jeta un regard à son frère d'un air de dire merci.

    - Tu veux pas savoir, lui dit Ruben d'une voix sombre avant d'attraper ses outils et de sortir de la chambre.

    - Ruben ! Râla Joachim, putain... dit-il dans un soupire en le voyant partir. Il n'avait toujours pas compris malgré les années qui avaient passés.

    Ivy laissa Ruben sortir de la chambre avant de croiser les bras et demander à Joachim,

    - Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

    Joachim soupira

    - Une embrouille entre les sorciers et les loups-garous... Et Eva, plus exactement. Elle voulait se venger de ce qu'il lui avait fait et mon frère lui a prêté main forte lui évitant toutes les emmerdes... sauf que c'est lui qui les as chopées. Et les descendants de Morgane allié aux Loups, ce n'est pas le mélange le plus tendre qu'il existe en ce bas monde... Il secoua la tête.

    Ivy soupira,

    - Je ne suis pas sûre de comprendre, dit-elle. Toutes ses histoires de sorciers, loups garous, descendant d'elle ne savait pas qui... Elle commençait tout juste à accepter leur existence.

    - C’est assez complexe à expliquer aussi. Mais si tu as besoin d’explication… Tu sais que tu peux nous demander. Ma mère serait ravie de t’en parler. Elle a fait toutes les recherches sur nos ancêtres… Ou alors notre grand-père maternelle. C’est grâce à lui que maman a pu remonter jusque Merlin. Enfin, je risque encore de t’embrouiller, finit-il par dire, mais si cela t’intéresse… il haussa les épaules, ne terminant pas sa phrase.

    - Hmmm peut être plus tard, j'ai encore un peu de mal à accepter tout ça ...

    - Je comprends... En tout cas soi prudente. J’en connais un qui ne s'en remettrais pas s'il t'arrivait malheur.

    - Il ne va rien m'arriver... Ne t'en fais pas

    - Je l’espère Ivy. Je l’espère sincèrement. Il soupira avant de changer de sujet, tu as besoin d’aide pour ranger ?

    - Non, ça ira... Merci.

    - Ok je vais les aider en bas avant que Ruben ne pète un câble parce qu'ils ne font rien comme il faut, rit-il

    - Je vais descendre aussi, il y a encore des cartons à monter.

    - Ah bon? Ils sont où ?

    - Dans la voiture.

    - Mais tu as combien de cartons ? demanda Joachim surpris.

    - Oulah ! Beaucoup ! C'est des fringues principalement...

    - Mais combien de fringue vous avez vous les filles sérieusement ? demanda-t-il avec un rire, je te suis va on va monter ça ensemble.

    - J'en ai plus que la normale aussi, dit-elle en allant chercher les cartons.

    Joachim rit.

    - J'ai l'impression que vous dites toutes ça... Bon sauf Lucy... Mais c'est différent, elle ne peut pas vraiment sortir pour faire du shopping, du coup... il eut un sourire à la fois triste et amoureux en pensant à sa petite amie.

    - Oui enfin, j'ai bien de quoi remplir trois armoires... Voir plus.

    Ils descendirent les escaliers et Joachim s'arrêta en entendant son frère râler.

    - John. Lâche ça maintenant ! Occupe-toi des cartons tu me gènes ! Râlait Ruben après son oncle.

    Ivy inquiétée par le ton que prenait Ruben s'approcha d'eux.

    - Qu'est-ce que qui se passe ?

    - Ton père est un abruti ! Râla Ruben, il était passablement énervé et ramassait ses outils avec rage. Avant de se diriger vers le meuble qu’il avait vraisemblablement monté, ils ont fait n'importe quoi !

    - Je ne te permet pas de me parler sur ce ton, clama John énervé.

    - Papa..., dit Ivy en posant une main sur son bras mais ce dernier la repoussa sèchement,

    Ruben vit rouge lorsqu'il vit comment il repoussait Ivy.

    - Ne t'avises pas de t'en prendre à elle, dit-il d'une voix menaçante, et je te parle comme je veux, t'es rien d'accord ? T'es même pas capable d'écouter quelqu'un qui sait ce qu'il fait ou même de lire une notice de montage ! Donc maintenant t'es gentil tu te casses et tu me laisse faire mon taff ! Y'a des cartons à porter dehors monsieur muscle !

    - Mais pour qui te prend espèce de petit merdeux ? Je suis ton aîné, tu dois être respectueux.

    Ivy se mordit les lèvres, elle voyait bien que la situation dégénérait et elle n'aimait pas du tout ça.

    - Papa, je...

    - Ferme-là Ivy !

    Ruben se retint de frapper son oncle.

    - Je te respecterais le jour où tu me respecteras. En attendant tu n'as rien fait qui le mérite, dit-il d'une voix glaciale. Et tu n'as pas à parler à ta fille comme ça !

    Ulysse entra à ce moment-là dans la pièce, et regarda son beau-frère et son fils cadet.

    - Ruben....

    - Il m'écoute pas ! Dit le jeune énervé.

    - John, vient on a besoin de toi à l'étage... dit Ulysse en comprenant la situation.

    John finit par partir avec Ulysse à l'étage. Ivy soupira doucement, le pire était passé.

    - Pourquoi tu t'es énervé comme ça ?  dit-elle en lançant un regard noir à Ruben

    - Parce que ton père est un sale con, je sais comment ta mère et toi faite pour le supporter. C'est macho mais pire que lui tu meures, dit le jeune en démontant avec adresse le meuble avant de replacer correctement les planches et de commencer à le remonter.

    - Ruben, tu vas te faire démonter par maman.

    - J'm'en calque. C'est un connard et elle va vite le voir aussi, tu la connais.

    - Arrête Ruben ! Je ne te permets pas de parler de mon père comme ça, tu ne le connais pas...

    - Je le connais assez pour te dire que c'est un sale con. Et c'est pas toi qui va me dire le contraire, tu te rends compte de comment il te parle ?

    - Putain ! C'est pas parce que tout est rose et parfait dans ta famille que tu dois te mêler de celle des autres juste parce qu'un truc ne te plait pas ! Désolé de ne pas vivre dans un monde de télétubbies

    - Parce que tu crois vraiment que je vis dans un monde de télétubbies ? lâcha Ruben en regardant sa cousine. Elle ne savait contre qui il se battait chaque nuit, chaque jour.

     - Bien plus que le mien. Regarde bien, vous avez tous des familles heureuses que l'on voit dans les pubs Ricorée. La jolie petite famille blonde qui a toujours le sourire...

    - Je suis pas blond merci, dit Ruben d'un air sombre. Et mon jumeau non plus.

    - Tu as très bien compris ce que je voulais dire Ruben...

    - On a eu nos lots de problèmes. Ne croit pas que tout a été simple.

    - Alors prouve-le ! Mais en attendant, merci de ne pas de te mêler de ce qui ne te regarde pas

    Ruben finit de monter le meuble avant de prendre ses affaires et de partir. Il était énervé. Il avait besoin de prendre l'air pour se calmer.

    Ivy soupira avant de continuer à déballer ses affaires. S'il voulait faire la gueule, bien libre à lui mais il était hors de question qu'elle fasse comme si de rien n'était et qu'elle l'excuse pour son comportement. Le reste de la journée se passa dans le calme et tout fini par être installé. Dans la soirée, Ivy alla se coucher, dans sa nouvelle chambre. Elle devait être heureuse mais... Maintenant elle se sentait infiniment seule.

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  • Commentaires

    1
    Mardi 10 Décembre 2019 à 21:09

    crève John. Crève èé

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